10 effets de la spondylite ankylosante… et comment y faire face
Quand j’ai reçu mon diagnostic de spondylarthrite ankylosante, j’ai compris que ma vie allait changer, mais je n’imaginais pas à quel point. Ce qui rend cette maladie si difficile, c’est qu’elle est souvent invisible, silencieuse, et pourtant capable de bouleverser chaque geste du quotidien. Si vous êtes concerné·e, vous savez exactement de quoi je parle. Si vous êtes un proche, peut-être cherchez-vous justement à comprendre.
Aujourd’hui, j’aimerais vous partager ce que je considère comment j’essaie de faire face, jour après jour aux effets de la maladie.
Parce que mettre des mots sur ce que l’on vit, c’est déjà une façon de reprendre un peu de contrôle.

Mon parcours avec la spondylarthrite
1. La douleur inflammatoire : le signe le plus présent
Dans mon cas, la douleur dorsale inflammatoire est le symptôme qui me rappelle le plus souvent la spondylite ankylosante. Elle touche la colonne vertébrale, les vertèbres, les ligaments, parfois jusqu’aux os du bassin.
Ce qui m’aide face à la spondylite ankylosante
les anti-inflammatoires non stéroïdiens, efficaces au début seulement
les étirements quotidiens pour préserver ma mobilité
la chaleur et les pauses régulières
La baignade en eau froide et glacée, une passion pour moi qui fait vraiment du bien mais qui n’est pas possible pour tout le monde
2. Les douleurs nocturnes : quand la maladie ne dort jamais
La nuit, l’inflammation axiale se réveille : colonne, sacro-iliaques, dos, tout peut se bloquer. Je me retourne plusieurs fois, incapable de trouver le répit.
Mes solutions face à la spondylarthrite ankylosante
routine détente + chaleur,
mobilisation douce avant de dormir,
3. La raideur matinale : chaque matin, un combat
La raideur est l’un des signes les plus connus par les personnes atteinte de la spondylarthrite ankylosante. Impossible d’attaquer la journée sans passer par une phase de déverrouillage de mes articulations et de ma colonne.
Ce qui m’aide
douche chaude
mobilisation progressive
aménagement de mes horaires quand c’est possible
4. La fatigue chronique : bien plus qu’un simple manque de sommeil
Cette fatigue inflammatoire chronique me vide, même quand je dors correctement. Les études montrent que cette manifestation est très courante chez les spondypotes.
Mes stratégies
gestion de mon énergie
activité physique adaptée
acceptation de mes limites
5. Les poussées inflammatoires : l’attaque imprévisible
Les poussées sont des causes qui peuvent toucher les articulations périphériques, la colonne, les hanches, les genoux, les épaules… Chaque cas est différent, mais l’intensité est toujours brutale.
Ce que je fais
je surveille les premiers signes
j’ai un “kit d’urgence” (chaleur + médicaments prescrits)
je n’hésite plus à reporter un rendez-vous quand mon corps me dit stop
6. Les douleurs du bassin et des articulations sacro-iliaques : le centre de tout
L’atteinte sacro-iliaque est un critère essentiel du diagnostic de la spondylarthrite axiale chez les hommes comme les femmes. La douleur se loge au bassin, dans les zones iliaques et impacte ma posture comme ma marche.
Ce qui aide
kinésithérapie axée sur la fonction du bassin
coussins ergonomiques
mouvements fréquents pour éviter l’ankylose
7. Les douleurs thoraciques : quand respirer devient difficile
L’inflammation des ligaments et des articulations entre les vertèbres thoraciques peut limiter l’ouverture de la cage thoracique. Ce symptôme est parfois confondu avec un problème cardiaque, ce qui fait peur.
Des approches possibles
exercices respiratoires
étirements du thorax
ajustement des traitements
8. L’uvéite : une complication redoutée
Chez certaines personnes, la spondylarthrite ankylosante provoque des inflammations de l’œil. C’est douloureux, parfois très impressionnant et nécessite une prise en charge immédiate.
Je fais toujours
consultation en urgence, ok avec mon opthtalmo
traitement ophtalmologique strict
vigilance lors des poussées
9. La perte de mobilité et le risque d’ankylose : l’évolution normale de la maladie
Sans traitement et sans activité, la colonne vertébrale peut progressivement perdre sa mobilité jusqu’à l’ankylose. Certaines formes évoluent plus vite que d’autres.
Ce risque est largement documenté dans les études, mais il n’est pas une fatalité.
Ce que je fais
exercices quotidiens
sports adaptés (natation, pilates)
aménagement ergonomique de mon espace de vie
10. Le poids psychologique : l’ennemi invisible
La douleur, l’incompréhension, les remarques, les limitations… tout cela pèse lourd.
Comme beaucoup de patients, je dois apprendre à vivre avec une maladie chronique qui ne se voit pas.
Mes ressources
groupes de parole
thérapie si besoin
explication à mes proches pour éviter les idées reçues
accepter que mon ressenti est légitime

Dire que ce n’est “qu’un mal de dos” serait un mensonge
La spondylite ankylosante est bien plus qu’une gêne dans le dos ou qu’une maladie génétique
C’est une maladie complexe, avec des symptômes multiples, des zones touchées différentes, des formes variées, et une évolution imprévisible. Elle nécessite des radiographies, parfois une IRM, un suivi en rhumatologie, et souvent une grande dose de courage.
Mais je veux vous dire une chose :
vous n’êtes pas seul·e.
Nous sommes nombreux à avancer ensemble, parfois lentement, parfois avec douleur, mais toujours avec la volonté de vivre malgré la maladie.
Et ça, aucune image, aucune statistique, aucun diagnostic ne pourra jamais l’exprimer mieux que nous.
Bel etat des lieux.
Dans l’aspect psychologique, peut etre ajouter ou bien carrément faire un nouvel article sur le risque de depression induit par la maladie, il est réel et la lutte perpetuel, ce quotidien en dent de scie peut facilement nous faire dégringoler dans ce puit sans fond de mal etre, de désespoir.
Chaque étape, des premiers symptômes au diagnostic, l’état de crise, l’incompréhension de l’entourage, la mis en ald, en invalidité…
Connaître les signes annonciateurs de la dépressions, comment y faire face… c’est une idée…
Merci Déborah, excellente idée pour un prochain article. A très vite et merci à ma fidèle lectrice
Il est vrai que cette maladie est un vrai tsunami. La douleur, l’incompréhension, la culpabilité sont un vrai cocktail pour « perdre la tête »
Merci pour cet article.
Personnellement je ne pars jamais sans ma poche de glace. Cela m’anesthésie la douleur surtout pour les chevilles et talons.
Par contre pour le dos : chaleur