Le syndrome sec : un symptôme possible de la spondylarthrite ankylosante ?
Vivre avec une maladie inflammatoire chronique, c’est composer avec des symptômes visibles… et beaucoup d’autres qui ne le sont pas.
Parmi eux, la sécheresse des yeux, de la bouche ou de la peau fait partie de ces signaux discrets, parfois banalisés, mais qui peuvent peser lourd sur la vie quotidienne des patients.
Aujourd’hui, de plus en plus de personnes atteintes de spondylarthrite ankylosante se posent la même question : le syndrome sec peut-il être lié à leur maladie ?
Essayons d’y voir clair en évitant le jargon médical et avec des informations fiables.
Le syndrome sec, un symptôme encore trop méconnu
De quoi parle-t-on exactement quand on parle de syndrome sec ?
Le syndrome sec désigne une diminution de la sécrétion naturelle des liquides produits par certaines glandes, notamment les glandes salivaires et les glandes lacrymales.
Résultat : moins de salive, moins de larmes et donc une sécheresse buccale et oculaire parfois très inconfortable.
Ce syndrome n’est pas une maladie en soi, mais plutôt un ensemble de manifestations qui peuvent apparaître dans différents cas, isolément ou en association avec d’autres pathologies, notamment une maladie auto-immune systémique.
Pourquoi ce symptôme est souvent minimisé ou même ignoré ?
Parce qu’il n’est ni spectaculaire ni immédiatement grave, le syndrome sec est souvent relégué au second plan.
Beaucoup de patients vivent avec ces symptômes pendant des mois, voire des années, sans en parler à leur médecin, pensant que cela fait « partie du lot ».

Quels sont les symptômes du syndrome sec au quotidien ?
Yeux secs, bouche sèche : les signes les plus fréquents
Voici les manifestations les plus souvent rapportées par les patients :
sensation de sable dans les yeux
brûlures oculaires nécessitant des gouttes ou des lubrifiants
bouche sèche, difficulté à avaler ou à parler longtemps
diminution de la production de salive
inconfort des muqueuses au quotidien
Les symptômes moins connus mais tout aussi invalidants
La sécheresse peut aussi toucher la peau, favoriser les problèmes dentaires, entraîner des douleurs diffuses, une fatigue persistante et un impact réel sur la qualité de vie.
Quel lien entre syndrome sec et spondylarthrite ankylosante ?
La spondylarthrite est une maladie systémique, ce qui signifie qu’elle peut atteindre plusieurs organes, pas seulement les articulations.
Les douleurs ne sont qu’une partie visible de l’atteinte.
Inflammation, immunité et atteinte des glandes
L’inflammation chronique et les dérèglements du système immunitaire peuvent affecter les glandes, réduisant leur capacité de sécrétion.
Ce lien explique pourquoi certains patients présentent un syndrome sec sans autre diagnostic évident.

Syndrome sec ou syndrome de Gougerot-Sjögren : comment faire la différence ?
Le syndrome de Sjögren (ou gougerot) est une maladie auto-immune spécifique.
On parle souvent de la triade : yeux secs, bouche sèche et fatigue intense.
Sjögren est maladie distincte, parfois associée à d’autres pathologies comme la polyarthrite rhumatoïde.
Le diagnostic repose sur plusieurs examens : analyses sanguines à la recherche d’anticorps, tests ophtalmologique, et parfois une biopsie des glandes salivaires (souvent au niveau des parotides ou des glandes parotidiens).
Comment le syndrome sec impacte la qualité de vie quand on a une spondylarthrite ?
La fatigue, déjà fréquente dans la spondylarthrite, peut être accentuée par la sécheresse chronique.
Les manifestations extraglandulaires (atteinte d’autres organes que les glandes) compliquent encore la situation.
Difficultés à parler longtemps, infections buccales répétées, gêne oculaire… autant de conséquences qui affectent la vie personnelle et professionnelle, parfois sous-estimées par l’entourage.
Comment diagnostiquer un syndrome sec quand on est déjà malade chronique ?
Le médecin peut orienter vers des examens ciblés : tests de production lacrymale, analyses immunologiques, voire biopsie.
Ces démarches s’inscrivent dans un protocole précis, basé sur des critères internationaux (comme ceux de l’EULAR ou de la classification internationale).
Il est important de parler de TOUS ses symptômes.
Même ceux qui semblent secondaires. Une prise en charge adaptée commence toujours par une écoute complète.
Quelles solutions pour soulager le syndrome sec ?
Le traitement dépend de la cause. Il peut inclure des substituts salivaires, des gouttes, parfois des traitements de fond en cas de maladie auto-immune systémique confirmée.
Les gestes simples du quotidien qui peuvent aider
Hydratation régulière, soins dentaires adaptés, protection oculaire, suivi médical régulière : de petits gestes, chaque jour, qui font une grande différence.
Pourquoi il est essentiel de se sentir écouté et cru ?
Que l’on vive avec une spondylarthrite, une polyarthrite, une polyarthrite rhumatoïde ou un syndrome de sjögren, le ressenti compte autant que les résultats d’analyses.
Parler, s’informer, partager pour mieux vivre avec la maladie
La recherche avance, en France comme à l’international. Les vaccins et les nouvelles pistes thérapeutiques sont autant de référence utiles pour mieux comprendre sa maladie aujourd’hui.

FAQ – Syndrome sec et spondylarthrite ankylosante : vos questions
Le syndrome sec est-il fréquent chez les patients atteints de spondylarthrite ankylosante ?
Le syndrome sec n’est pas considéré comme un symptôme central de la spondylarthrite ankylosante, mais il est plus fréquent qu’on ne le pense. De nombreux patients rapportent une sécheresse des yeux ou de la bouche au fil des ans, parfois de façon progressive. Cette présence peut être liée à l’inflammation chronique, aux traitements, ou à une atteinte associée d’une autre maladie auto-immune.
Les femmes sont-elles plus concernées par le syndrome sec ?
Oui. Comme pour beaucoup de maladies auto-immunes, les femmes sont plus souvent touchées par le syndrome sec, en particulier lorsqu’il est en lien avec le syndrome de Sjögren. Cela ne signifie pas que les hommes ne sont pas concernés, mais la vigilance est souvent renforcée chez les femmes présentant une fatigue importante et des symptômes de sécheresse persistants.
Peut-on avoir un syndrome sec sans avoir le syndrome de Sjögren ?
Oui, tout à fait. Le syndrome sec peut exister sans diagnostic de syndrome de Sjögren. Il peut être secondaire à une autre maladie inflammatoire ou auto-immune (comme la spondylarthrite ou la polyarthrite rhumatoïde), à certains médicaments, ou encore à l’âge. C’est pour cela qu’un diagnostic précis est essentiel avant de tirer des conclusions.
Quelle est la différence entre syndrome sec et syndrome de Sjögren ?
Le syndrome sec décrit des symptômes (sécheresse des yeux, de la bouche, des muqueuses), tandis que le syndrome de Sjögren est une maladie auto-immune systémique bien définie.
Dans le Sjögren, on retrouve souvent :
une atteinte des glandes salivaires
la présence d’auto-anticorps spécifiques
parfois des manifestations extraglandulaires touchant d’autres organes
Autrement dit, tout Sjögren donne un syndrome sec, mais tout syndrome sec n’est pas un Sjögren.
Quels examens permettent de poser un diagnostic fiable ?
Le diagnostic repose rarement sur un seul examen. Il s’agit le plus souvent d’un ensemble d’éléments :
analyses sanguines à la recherche d’anticorps
tests ophtalmologiques pour évaluer la production de larmes
examens de la salive et de la sécrétion des glandes
parfois une biopsie des glandes salivaires, souvent réalisée au niveau des glandes accessoires ou des parotides
Ces examens s’inscrivent dans des critères de classification internationaux, comme ceux définis par l’EULAR.
La biopsie des glandes est-elle systématique et douloureuse ?
Non, la biopsie n’est pas systématique. Elle n’est proposée que lorsque le diagnostic reste incertain malgré les autres examens.
Lorsqu’elle est réalisée, il s’agit d’un acte médical encadré, généralement bien toléré. Elle permet d’observer l’atteinte inflammatoire des glandes salivaires et d’orienter la prise en charge.
Le syndrome sec peut-il évoluer ou s’aggraver avec le temps ?
Oui, dans certains cas, la sécheresse peut s’aggraver au fil des mois ou des ans, surtout si elle n’est pas reconnue ou prise en charge. Elle peut alors entraîner :
des problèmes dentaires répétés
une fatigue accrue
une gêne oculaire importante
une altération de la qualité de vie
Un suivi régulier permet de limiter ces conséquences.
Les traitements de la spondylarthrite peuvent-ils provoquer ou aggraver la sécheresse ?
Certains traitements peuvent accentuer une sensation de sécheresse, notamment au niveau de la bouche ou des muqueuses. Cela ne signifie pas qu’il faille les arrêter, mais plutôt en parler au médecin afin d’adapter le traitement ou de mettre en place des solutions complémentaires (gouttes, lubrifiants, soins adaptés).
Existe-t-il des solutions efficaces pour soulager la sécheresse au quotidien ?
Oui. Même s’il n’existe pas toujours de traitement curatif, de nombreuses solutions permettent de soulager les symptômes :
gouttes oculaires hydratantes
substituts salivaires
hydratation régulière
soins dentaires renforcés
adaptation de l’environnement (air moins sec)
Ces gestes simples, répétés chaque jour, peuvent réellement améliorer le confort de vie.
Le syndrome sec est-il une maladie grave ?
Dans la majorité des cas, le syndrome sec n’est pas grave au sens vital du terme. En revanche, il peut devenir très invalidant s’il est négligé. Dans certaines formes associées à une maladie auto-immune systémique, une surveillance est nécessaire pour détecter d’éventuelles atteintes d’autres organes.
Les manifestations extraglandulaires sont-elles fréquentes ?
Elles ne sont pas systématiques, mais elles existent. On parle de manifestations extraglandulaires lorsque la maladie ne touche pas uniquement les glandes, mais aussi d’autres organes (articulations, peau, poumons, système nerveux). Leur présence justifie une prise en charge médicale globale et personnalisée.
Comment aborder le sujet du syndrome sec avec son médecin ?
Beaucoup de patients hésitent à en parler, pensant que ce n’est « pas assez important ». Pourtant, il est essentiel de décrire tous les symptômes, même ceux qui semblent secondaires.
Noter ses ressentis, leur fréquence, leur impact sur la vie quotidienne peut aider le médecin à mieux comprendre la situation et à adapter la prise en charge.
J’espère que je vous ai éclairé sur ce sujet du syndrome sec lié, ou non, à la spondylarthrite ankylosante. je tiens à vous rappeler que je ne suis pas un expert ni un professionnel de santé. Pour rédiger mes articles, je m’appuie sur des informations prises sur diverses sources sur internet et dans des magazines spécialisés, il peut subsister des parts non explorées. S’il subsiste des questions, n’hésitez pas à me les poser ici, je ferais en sorte de vous trouver l’information.
Voici d’ailleurs une source que je trouve très complète sur le syndrome sec.